On entend souvent que le symbole est interprétatif. Au nom de cette maxime, facilement acceptée par bon nombre de maçons, elle a permis à tous et à chacun d’exprimer son sentiment, ses idées sur un symbole et, ainsi, le symbolisme est né. Avec le symbolisme, les uns et les autres ont l'impression d'avoir la liberté de dire n'importe quoi et d'être satisfait d'avoir pu avancer quelque idée, que l'on qualifie bien entendu de géniale ! Ainsi, le symbolisme a donné lieu à beaucoup de fantaisie (au mieux) ou à des dérives dramatiques (au pire).
Pourtant, à mon sens, seule la Symbolique nous aide dans notre démarche initiatique. Le symbole, écrivait Schwaller de Lubiscz, est un signe qu'il faut apprendre à lire, la Symbolique est une écriture dont il faut connaître les Lois.
Oui, cela nécessite un effort, du travail, une volonté de ne pas rebrousser chemin. Le symbole, ce n'est pas l'école où l’on peut interroger le Maître, ce n'est pas un dictionnaire où toutes les réponses sont inscrites en clair, ce n'est pas un catéchisme bien léché, pour endormir les esprits.
Le symbole c'est prendre conscience de ce que nous avons reçu d'autrui, du monde et des anciens. La Symbolique est l'application d'un état d'esprit, le symbolisme est une technique. La symbolique est unificatrice, le symbolisme divise ! La Symbolique nous permet de posséder une vue globale, ou du moins une indication qui peut nous mener vers la Clé de la Tradition parce que les adeptes l’utilisent en tant que langage commun et universel.
Le symbolisme doit laisser, enfin, sa place à la symbolique pour que nous passions d’un monde de division, de dualité à un monde d’union et de fusion. Ainsi, il nous sera possible de gagner notre rang d'Homme.
C’est une vraie révolution qui est nécessaire.
Nomis
