
Energie… énergie de la terre, énergie du fleuve, de l’eau… énergie de l’homme.
Où puise-t-on notre énergie ? Où se trouve le centre de notre énergie ?
L’équilibre des structures verticales du corps humain est maintenu dans l’axe de notre colonne vertébrale par une tension qui saisit les deux pôles opposés, complémentaires et antinomiques de ses cotés droit et gauche.
Ainsi, la colonne vertébrale est le centre de toute notre énergie, axe de tout notre être.
Comme l’axe du monde, notre axe de vie nous relie par une ligne immatérielle de la terre au ciel, où notre énergie prend sa source dans la terre pour aller chercher la lumière. Moi, fille de la terre, je sais combien il est important de retourner à nos sources pour y puiser notre énergie. Manipuler la terre me permet de me retrouver face à moi-même, d’aller regarder au plus profond de moi pour une introspection qui me re- donnera une énergie qui gravira dans tout mon corps pour me permettre de retrouver une sérénité et une force intérieure qui irradiera tout mon être et me permettra d’aller vers la lumière, MA lumière.
Dans l’évangile de Marc, nous lisons « si vous ne redevenez pas comme ces petits enfants, dit le Christ, vous n’entrerez pas dans le royaume ».
Ainsi, il nous faut revenir au mystère de notre origine, faire une retraite tout au fond de nous-mêmes, effectuer notre voyage intérieur. C’est une phase d'involution indispensable à toute évolution. La descente pour la montée. Energie descendante et ascendante !
Par déformation professionnelle j’ai aimé rattacher cette notion à la symbolique du caducée.
Le caducée est représenté par deux serpents reliés par une tige centrale… cette tige ne serait elle pas l’axis mundi ?
Les deux serpents sont les deux courants ascendants et descendants de la tension vitale, de l’énergie symbolisée par la lumière. Peux-t-on parler de deux vibrations essentielles permettant d’exister ? Ces deux vibrations ou pulsions ne peuvent s’équilibrer que dans un troisième terme, la tige centrale, le… UN. Ce qui signifie que la dualité ne peut avoir d’existence que maintenue par une unité primordiale. Le « deux » n’existe que dans le « trois ».
M.R.