
Suite de l'article sur la "complémentarité"
Réfléchissons à la mixité à partir du mythe fondateur de l'androgyne.
L'androgyne est un être mythique qui n'est ni homme ni femme mais qui est les deux confondus. L'androgyne hiérogamique est approximativement l'union sacrée entre divinités. Pour moi, c'est aussi l'union en vue de procréation entre êtres humains. Je prétends que cette forme, pourtant mythique d'être, se retrouve dans la nature et que la conception de l'être humain, union homme/femme, a quelque chose de sacré, notamment au moment de la procréation. La rencontre du corps femelle et mâle pour accomplir l'unité tient du magique, magique dans le sens où, tant qu'elle reste immatérielle, cette unité est fondamentale. C'est au moment de la naissance , lorsque le corps se matérialise, que la réalité prend le dessus et que le mythe tombe.
Mais cet état n'est-il pas nécessaire pour arriver à la transcendance de l'être sublimé, ni homme ni femme mais homme et femme confondus. De là, on peut considérer la mixité comme une tendance naturelle, une aspiration inconsciente à se rejoindre pour ne former qu'un.
Mais cette tendance reste spirituelle. Dès lors qu'elle prend forme, par une obligation réglementaire ou par la contrainte, c'est-à-dire qu'elle force le consentement naturel ou le penchant naturel, dès cet instant, cette aspiration naturelle est perdue et l'essence même de la mixité est dissoute et se charge d'intolérance.
Contraindre quelqu'un à la mixité ne répond plus à ce penchant naturel et s'oppose radicalement à la notion fondamentale de mixité même.
Notre société a sombré dans ce travers en créant des textes socialement d'avant garde sur fond égalitariste. Par là, je veux citer les règles de la parité qui amène chacun des deux sexes à s'ancrer dans son genre avec un certain fanatisme qui induit l'opposition plus que l'union.
La mixité existe. ...
L'androgyne est un être double, remarquable dans le sens où il réunit en lui les principes opposés masculins et féminins. ...
L'exploration du Temple Maçonnique nous livre que "les oppositions sont la condition nécessaire de toute existence. C'est par là que le contraire n'est pas seulement l'opposé de son contraire ; il est aussi, au moins potentiellement, le complémentaire". ...